Accueil / Elagage / Comment garder 1 arbre sain, sûr et beau ?

Comment garder 1 arbre sain, sûr et beau ?

Si on veut garder 1 arbre sain, sûr, et beau

• il n’a pas besoin d’être taillé.

• C’est l’homme qui en provoque la nécessité.

POURQUOI TAILLER LES ARBRES ?

Pour les adapter à des contraintes de situation.

• Assurer la sécurité des usagers.

• Effectuer une taille sanitaire.

• Et l’élagueur doit être capable par des règles très strictes d’assurer la pérennité des arbres.

L’ élagueur doit être capable de reconnaître les situations ou assurance  :

• la taille est inutile.

• Celles ou elle est facultative.

• Celles ou elle est obligatoire.

• Il ne doit aucunement faire une taille drastique !!!

Les branches restent toujours à la même hauteur au dessus du sol.

LES ÉLÉMENTS DU BOIS D’ UN ARBRE FEUILLU.

Le bois et l’écorce sont produits par 2 cylindres de cellules génératrices :

Cernes annuels

• Cernes annuels : disposées de manière concentriques correspond à la couche de bois d’une année de croissance.

LES ÉLÉMENTS DU BOIS D’ UN ARBRE FEUILLU.

• le Phellogène : responsable de la formation de l’écorce

• le Cambium : engendre le bois et le liber Le Cambium et le phellogène = croissance

en Ø de l’arbre.

• Rayons ligneux : ce sont des cellules issues du cambium, agencées perpendiculairement à l’axe du tronc et empilées les unes sur les autres comme des briques (réserves hivernales).

Les Principes d’élagage et de taille pour préserver l’identité biologique de l’arbre.

Les principes de la cicatrisation

• l’arbre est incapable de régénérer des tissus.

• le recouvrement de la plaie s’effectue par la formation d’1 bourrelet cicatriciel qui se développe du bord vers le centre.

• la formation du cal résulte de l’activité du cambium (responsable de la croissance en Ø du tronc)

Recouvrement complet de la plaie.

Accroissement annuel

Anatomie de l’insertion d’une branche

Le développement des tissus de la branche est + précoce dans la saison que ceux du tronc.

• L’activité cambiale du tronc et de la branche n’est pas synchronisées

Printemps : les tissus de la branche recouvrent ceux du tronc

Et c’est grâce à cet entrelacement des tissus que des branches de plusieurs tonnes restent fixées à l’arbre.

Fin de l’été: les tissus du tronc recouvrent les tissus de la

et c’est également pourquoi au point de jonction d’1 branche au tronc, il en résulte 2 zones très compacte :

LA RIDE DE L’ ÉCORCE LE COL DE LA BRANCHE

Qui constitue la limite entre les tissus de la branche et ceux du tronc.

Chêne, Merisier , Hêtre

Exemple d’aisselle de branche avec ride de l’écorce et col de branche.

Coupe longitudinale du tronc et de la branche.

On distingue les tissus de la branche plus denses et colorés.

La liaison physiologique des tissus existe seulement dans la portion du tronc situé directement en dessous de la branche.

constitue une barrière efficace contre la pourriture.

• Si la coupe entame la ride ou le col de la branche la zone protectrice est éliminée, ce qui ouvre la voie à l’invasion de l’aubier par les micro-organisme.

Comment supprimer 1 branche et réaliser une bonne coupe.

• l’emplacement idéal de la coupe se situe dans le plan joignant l’extérieur immédiat de la ride de l’écorce et l’extrémité supérieur du col de la branche.

• Cette coupe permettra d’avoir un cal bien circulaire qui recouvrira à long terme la plaie.

• Et seul les tissus de la branche sont mis en contact avec les micro-organismes de l’air.

• les risques de propagations de la pourriture vers les tissus du bois sont limités.

Mauvaises coupes

bourrelet cicatriciel incomplet seul la coupe AB est correcte.

Coupes de branches incorrectes.

Coupe trop près du bas, formation d’un cal en U renversé.

Coupe trop prés du tronc le cal ne se développe pas.

Bonne coupe,le cal est bien circulaire.

Coupe trop prés du tronc, le cal ne se développe pas en haut et en bas.

Coupe avec chicot

• Formation de rejets disgracieux au bord de la plaie.

• Formation d’1 chicot mort non recouvert par le cal et risque de pourriture qui s’étend à l’ensemble du bois, mettant en péril, à long terme, la solidité du bois.

Comment supprimer une branche morte?

Après la mort d’une branche, on constate à sa base le bourrelet cicatriciel qui forme un renflement autour de la branche.

• la coupe doit être effectuée au ras du bourrelet sans l’entamer.

• Sinon risque d’une infection généralisée du bois.

La réduction d’une branche sur tire-sève.

Lorsque nous réduisons la longueur d’une branche, la coupe doit être exécutée en amont et à l’aisselle d’une ramification d’avenir qui jouera le rôle de tire sève.
• Le tire sève facilite l’irrigation de la sève du reste de l’axe (de la branche).
• La coupe doit être exécutée en prenant soin d’éviter la formation d’un chicot.

• le plan de coupe doit être parallèle à l’axe du tire sève.
• Il faut choisir 1 tire-sève dont le Ø fait au moins le tiers de la branche à supprimer.

• Le tire sève doit être sain.

• Porteur d’une surface foliaire suffisante pour compenser la perte occasionnée par la réduction et pour assurer une cicatrisation rapide et efficace de la plaie.

Rabattage d’un jeune rameau

Résumé des principaux angles de coupes suivant le type de ramification.

Précautions générales.
• Les coupes doivent être réalisées avec du matériel coupant, bien affûté pour éviter les déchirures.

• La coupe doit être nette et franche.
• Les outils de coupe doivent être désinfectés pour éviter toute contamination de la maladie.
• L’usage des griffes est interdit.

Le cas des plaies de taille.

Il n’existe aucune preuve scientifique démontrant les effets bénéfiques à long terme des enduits, fongicides ou autres mastics sur les arbres.

• Par contre, des études montrent que ces produits tendent à maintenir la plaie humide et à favoriser l’augmentation de la T° et constituent des conditions idéales pour le développement des champignons.

• La présence d’eau dans une cavité ne doit pas être considérée comme un facteur néfaste à la santé de l’arbre.
• En fait la présence d’eau rend le milieu anaérobie.
• les agent

• les agents pathogènes qui causent la dégradation du bois ne tolèrent pas ces conditions.

EPOQUE DE TAILLE

• L’absorption racinaire est important quand le sol atteint 12°C.
• L’air se réchauffe + vite que le sol.
• Sous notre climat le débourrement à lieu mi- avril à fin avril.

EPOQUE DE TAILLE

La taille ne doit pas être pratiquée durant 2 périodes.

• En période de débourrement : (période variable en fonction des essences et du lieu), au moment ou les bourgeons se gonflent et jusqu’au développement complet des premières feuilles.

• Au printemps, le développement complet des feuilles mobilise une bonne partie des réserves et l’arbre se trouve dans l’incapacité d’en produire de nouvelles tant que la machine photosynthétique n’est pas opérationnelle.

• le sol n’atteint les 12°C que vers la fin mai.
• l’arbre puise donc pendant 1 mois une partie de son alimentation en eau et éléments nutritifs dans ses réserves.

De ce fait, une taille intervenant au moment du débourrement est néfaste, on supprime en effet une partie des réserves mobilisées.

• En période de descente de sève : (de fin août à la chute des feuilles).

• Immigration des glucides du feuillage vers les zones de stockages de l’arbre.

En règle générale,

• Pour chaque type de taille, la partie élaguée ne doit jamais dépasser plus de 30% du volume du feuillage.

• Ou 30% du volume du houppier.

LA TAILLE DES BRANCHES LONGUES ET BRANCHES COURTES.

Sur les branches courtes, le rôle d’une branche est de produire de l’énergie (glucose) fourni par la photosynthèse, pour elle-même, pour le tronc et les racines.

• Plus une s’accroit, moins on peut enlever du feuillage.

• Schéma 1 : branche courte, 1/3 du feuillage peut-être enlevé.

• Schéma 2 : branche moyenne, moins d’1/3 du feuillage peut-être enlevé.

• Schéma 3: Quand une partie du feuillage est enlevé, la branche entière commencera à dépérir.

Precautions que l’on doit prendre pour pallier au nuisances, tout en sauvegardant l’identité biologique de l’arbre.

• Désinfecter le matériel de coupe pour éviter toute contamination. • Respect des époques de taille.
• Intervention sur des branches de faible Ø ≤ à 10 cm.
• Respect de l’angle de coupe.

• Effectuer des coupes nettes sans déchirure.

• Respect des règles de coupe sur tire-sève et sur bourgeon.

• Sélection d’un tire sève convenable.

• Ne pas enlever + de 30% du feuillage sur la partie à élaguer ou à tailler.

• Pour l’esthétique, tailler en conservant le port naturel de l’arbre (retirer les gourmands, rejets au pied de l’arbre et le lierre).

• Respect du mode de taille initiale.

• Tailler les ramifications appropriées (épitone ou hypotone) en fonction du stade de développement de l’arbre.

La dimension des plaies.

N’oublions pas que les arbres sont incapables de régénérer les tissus infectés, les plaies restent présente dans l’arbre, tout le restant de sa vie.

• Il ne faut pas assimiler le recouvrement d’une plaie à une guérison totale.

Les conséquences d’une grosse plaie.

Une grosse plaie est beaucoup plus vulnérable et dangereuse pour la vie d’un arbre qu’une plaie de petites dimension.

conséquence 1 : Le bourrelet cicatriciel en se développant, se retourne sur lui-même et par sa forme, il réagit comme un coin qui entrerait dans le bois et provoque des fissures à l’extrémité de la plaie.

2ème conséquence possible : la jonction et la compression des 2 bourrelets cicatriciel ont provoqués des fissures internes.

3ème conséquences : Suite à la compression des bourrelets, les fissures progressent vers l’écorce avec risque d’une nouvelle fissure supplémentaire du côté opposé à la blessure.

Toutes ces fissures, sous l’action du vent et du gel, peuvent progresser et briser les barrières de compartimentation en libérant les agents pathogènes et également créer une rupture mécanique.

Les arbres se protègent des blessures et des infections en isolant la plaie: ils compartiment.

• l’objectif de la taille est d’assurer une cicatrisation rapide et totale et éviter au maximum l’infection.

• La dimension optimale d’une coupe dépend de l’efficacité du système de défense de l’arbre.

Pour les essences à forte compartimentation : Les érables, chênes, platanes, charme, hêtre, cyprès de Lambert, tilleuls, pin de Monterey…. des branches d’1 Ø de 10 cm peuvent être supprimées sans problème.

Pour les essences à faible compartimentation : Marronnier, saule, peuplier, bouleaux, sophora, châtaignier, frêne, pommiers, sorbiers…..l’idéal est d’intervenir sur des Ø ≤ à 5 cm

Indications à moduler en fonction de l’état physiologique de l’arbre et de son âge.

recherche

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error: Contenue protéger !!